Plaies et lacérations

Une lacération est une plaie ouverte causée par un traumatisme contondant. Une incision est causée par un objet tranchant qui entre en contact avec la peau et la blesse. La plupart des plaies au rugby sont des lacérations, mais des incisions peuvent parfois se produire. 

Le rugby permet au personnel médical de couvrir ou de refermer les blessures subies pendant un match afin d’éviter qu’elles ne s’aggravent et de stopper les saignements qui pourraient présenter un risque pour les autres joueurs.  

Les plaies sur le terrain sont toutefois subies dans un environnement en mouvement rapide et insalubre, avec un risque élevé de contamination par la terre, les granulés de caoutchouc ou la sueur. Les blessures peuvent être plus importantes que ne le permet une évaluation « à la volée » sur le terrain. Le médecin doit donc toujours essayer de réfléchir au-delà de la simple fermeture de la plaie. Il est essentiel de reconnaître les plaies qui sont plus profondes qu’elles ne le semblent à première vue, qui touchent des structures clés (autour du visage ou de la main ou au-dessus des articulations) ou qui sont fortement contaminées par des débris du terrain. 

Une décision audacieuse de refermer ces plaies et de permettre au joueur de continuer à jouer peut entraîner des problèmes beaucoup plus graves pour le joueur, avec des lavages formels en salle d’opération, une infection franche et une perte de temps plus longue dans la pratique sportive, si la plaie cache une contamination profonde ou une lésion d’autres structures.

Toutes les décisions concernant la fermeture des plaies doivent donc être mûrement réfléchies et la fermeture doit être effectuée dans un environnement disposant d’un éclairage, d’un équipement et d’installations de lavage appropriés, afin de permettre une évaluation et un lavage adéquats.  

Il est préférable d’envoyer un joueur blessé à l’hôpital afin que la plaie soit simplement nettoyée et refermée dans un établissement mieux équipé, tel que le service des urgences, plutôt que de la refermer au stade, ce qui obligerait le joueur à la faire rouvrir et nettoyer en salle d’opération quelques jours plus tard. Étant donné que l’expérience et le jugement sont des compétences essentielles pour décider de refermer ou non une plaie dans le milieu du rugby, les aspects pratiques de la fermeture technique des plaies ne sont pas abordés ici. 

Il existe bien sûr un risque faible mais significatif pour les autres joueurs d’être exposés à des virus transmissibles par le sang provenant d’une plaie qui saigne. Il convient donc d’envisager des mesures telles que la vaccination et le dépistage, conformément à la politique locale, et de bien veiller à ce que les plaies soient correctement couvertes et que le sang et les vêtements tachés de sang soient lavés et changés de manière appropriée.

Certaines plaies se trouvent dans des parties du corps à l’anatomie complexe ou à proximité de structures importantes. Il convient donc d’examiner attentivement les avantages de les refermer ou de les laisser ouvertes, de les nettoyer correctement et de les examiner à l’hôpital. Par exemple, la paume de la main ou les gros tendons, par opposition à une simple blessure au sourcil.