Résistance physique de la peau
La peau dispose de plusieurs mécanismes pour nous protéger. Tout d’abord, l’épiderme externe est constitué d’un flux constant de cellules robustes qui se renouvellent et sont remplies de kératine, une protéine très résistante. Sur la majeure partie de notre corps, l’épiderme est constitué de quatre couches de cellules squameuses, un type et dispositif de cellules résistantes qui se renouvellent constamment à mesure que les cellules de la couche externe sont perdues. Les couches externes de l’épiderme sont entièrement kératinisées afin de former une couche imperméable résistante aux blessures. Le maintien d’un épiderme souple et hydraté aide à prévenir les blessures cutanées, en partie en comblant les jonctions entre les cellules cutanées dures afin de créer une surface lisse et d’éviter les bords surélevés où les cellules cutanées peuvent être arrachées.
Sur les zones où la peau est plus épaisse, comme les paumes des mains ou la plante des pieds, l’épiderme comporte une cinquième couche supplémentaire qui offre une protection supplémentaire et une meilleure résistance aux forces extérieures. La couche basale de l’épiderme abrite les mélanocytes, les cellules qui produisent le pigment qui nous protège contre les rayons ultraviolets du soleil : la mélanine. En général, l’épaisseur de l’épiderme varie entre deux et six millimètres, de sorte que la profondeur des lésions cutanées subies peut varier selon la partie du corps, même si la force exercée est la même.
L’hydratation des couches profondes de l’épiderme influe sur sa souplesse et sa capacité à résister aux déformations et aux blessures, tout comme une alimentation adéquate et un apport suffisant en vitamines, qui permettent aux cellules squameuses kératinisées de continuer à former une couche externe résistante. Outre la kératine, la principale protéine qui contribue à la capacité de la peau à tolérer les déformations sans subir de lésions est le collagène, dont la qualité et la quantité diminuent bien sûr avec l’âge et une exposition excessive aux rayons ultraviolets, ce qui contribue à réduire l’élasticité de la peau.
Sous l’épiderme se trouve le derme non kératinisé et plus souple, qui abrite les nerfs et les vaisseaux sanguins ainsi que les follicules pileux. La jonction entre l’épiderme et le derme présente un motif strié ou en dents de scie qui confère une adhérence structurelle supplémentaire entre les deux couches grâce à une plus grande surface de contact et de liaison.
Au-dessous du derme se trouve l’hypoderme, une couche graisseuse contenant des cellules adipeuses et du tissu conjonctif. Le caractère relativement « spongieux » de cette couche confère une plus grande résilience à l’épiderme en permettant certains mouvements et en absorbant les forces à un niveau plus profond, protégeant ainsi la surface superficielle. L’hypoderme joue donc un rôle très important dans les lésions cutanées.
Il n’est donc pas surprenant que les parties du corps qui ne possèdent pas la cinquième couche de l’épiderme et qui sont donc plus fines, mais qui ont également une hypoderme fine, soient celles qui sont les plus exposées aux blessures par frottement. Par exemple, les avant-bras et les cuisses, loin des articulations.