Que se passe-t-il si la rééducation conservatrice est terminée et qu’une athlète présente toujours des symptômes de dysfonctionnement du plancher pelvien ?
Comme dans tout domaine de la rééducation, les mesures conservatrices peuvent ne pas résoudre entièrement tous les symptômes. Pour certains aspects du dysfonctionnement du plancher pelvien, tels que l’incontinence urinaire et le prolapsus des organes pelviens, des interventions chirurgicales ou d’autres options thérapeutiques peuvent être envisagées ; cependant, celles-ci ne sont pas toujours adaptées aux athlètes féminines et à leurs exigences. Par exemple, les options chirurgicales entraîneront sans aucun doute une interruption de la pratique sportive. La convalescence et la reprise du sport devront être soigneusement gérés afin de garantir l’intégrité de la réparation chirurgicale, ce qui peut limiter ou réduire les performances réalisables.
Les équipes de médecine du sport doivent savoir qu’il existe d’autres options complémentaires pour soutenir la fonction du plancher pelvien chez les sportives. À l’instar des blessures sportives sur d’autres parties du corps qui peuvent bénéficier d’un bandage adhésif ou d’une orthèse, pour le plancher pelvien, les pessaires vaginaux, les dispositifs de soutien urétral et les vêtements de compression constituent autant d’options disponibles en fonction du tableau clinique et des préférences de chacune (Giagio et Donnelly, 2025).
Ces solutions permettent de prendre en charge les symptômes d’une athlète afin qu’ils n’aient pas d’impact sur son entraînement et ses performances, ni ne les limitent.
Conseil pour l’entraîneur :
- Créez un environnement sûr permettant aux athlètes d’aborder la question de la santé pelvienne.
- Utilisez des outils rapides tels que le PFD-SENTINEL avant l’entraînement pour dépister les symptômes.