Événement à l’origine de la blessure et moment de la blessure

Le tableau 4 résume la fourchette des estimations concernant la répartition des blessures survenues en match en fonction de l’événement à l’origine de celles-ci. 

Tableau 4. Répartition documentée des blessures en fonction de l’événement à l’origine de celles-ci 

Type de blessure

Proportion des blessures en match (%)

Global 

Arrières 

Avants

Cause de l’apparition

Aiguë  75 à 100% 65 à 100% 85 à 100%
Apparition progressive 0 à 25 % 0 à 35 % 0 à 15 %

 Cause de l’apparition

Contact  50 à 100% 67 à 100% 50 à 100%
Pas de contact 0 à 50 % 0 à 33 % 0 à 50 %

 Évènement déclencheur

Plaquage 13 à 60 %12 à 38 %0 à 33 %
Plaqué28 à 45 %25 à 56 %25 à 67 %
Collision7 à 20 %6 à 23 %0 à 25 %
Course 7 à 20 %6 à 25 %0 à 18 %
Ruck3 à 16 %0 à 13 %0 à 19 %

La plupart des blessures survenant lors des matchs de rugby féminin de l’élite sont de nature aiguë, avec une incidence légèrement plus élevée chez les avants que chez les arrières (Fuller et Taylor, 2022; 2022c; 2025). Parmi les blessures aiguës, les situations de contact représentent la majorité, avec une fréquence légèrement plus élevée chez les arrières que chez les avants (Fuller et Taylor, 2021b; 2024; 2024d; 2026). Les situations de plaquage constituent un domaine d’intérêt majeur, le fait de plaquer et d’être plaqué étant signalés comme les évènements déclencheurs les plus fréquents de blessures (Fuller et Taylor, 2017; 2024; 2025; Starling et al., 2023). Parmi les autres situations de contact fréquemment associées à des blessures, on peut citer les collisions et le ruck (Fuller et Taylor, 2017; 2024c; 2024d). La course a été identifiée comme l’événement non contact le plus fréquent à l’origine des blessures (Fuller et Taylor, 2022b; 2025). La répartition des blessures semble également similaire entre les avants et les arrières (Fuller et Taylor, 2022; 2024d). 

La répartition des blessures au cours des matchs de rugby à XV indique que 30 à 80 % des blessures surviennent au cours du dernier quart-temps (entre 61 et 80 minutes et plus (Fuller et Taylor, 2022; 2024)), tandis que moins de blessures (8 à 21 %) sont signalées au cours du premier quart-temps des matchs (entre 0 et 20 minutes (Fuller et Taylor, 2022; 2025b)). Des répartitions similaires ont été observées entre le deuxième (21 à 40+ minutes) et le troisième quart-temps (41 à 60 minutes) des matchs (0 à 30 % (Fuller et Taylor, 2024; 2025b)). Entre les groupes de postes, un nombre nettement plus élevé de blessures, tant chez les avants que chez les arrières, survient au cours de la seconde mi-temps des matchs (66 à 67 % (Fuller et Taylor, 2026).  

À l’instar du rugby à XV, une plus grande proportion de blessures a été subie pendant la seconde mi-temps des matchs de rugby à 7 (50 à 71 % (Fuller et Taylor, 2024d ; Fuller et al., 2017)). Des répartitions similaires des blessures entre la première et la deuxième mi-temps ont été observées chez les arrières (première mi-temps : 32 à 67 % ; deuxième mi-temps : 33 à 68 %), tandis qu’une proportion plus importante de blessures survenant au cours de la deuxième mi-temps a été mise en évidence chez les avants (première mi-temps : 20 à 50 % ; deuxième mi-temps : 50 à 80 % (Fuller et Taylor, 2024b; 2024c)).