Fondements physiques et biomécaniques

Principes biomécaniques 

Comprendre les principes biomécaniques du sprint permet aux entraîneurs d’optimiser les performances de sprint des joueuses. Les principes biomécaniques du sprint comprennent :

Longueur de foulée et fréquence de foulée

  • Longueur de foulée
    • La longueur de foulée correspond à la distance parcourue entre le moment où un pied touche le sol et le moment où ce même pied touche à nouveau le sol. La longueur de foulée se compose de trois phases : la phase d’appui, la phase de poussée et la phase de suspension.
  • Fréquence de foulée
    • La fréquence de foulée correspond au nombre de foulées effectuées par seconde. Elle se compose du temps de contact au sol et du temps de suspension. 
      (Fletcher, 2009)
  • Production de force
    • La capacité à exercer une force sur le sol détermine la performance au sprint. La production de forces de réaction au sol horizontales et verticales est cruciale pour une performance optimale au sprint. Pour maximiser la force de propulsion, un athlète doit générer des forces de réaction au sol élevées grâce à une triple extension de la hanche, du genou et de la cheville (Fletcher, 2009).

Figure 1. Phase de foulée unique lors de la course en position verticale

Pendant l’accélération, la longueur de foulée est généralement plus courte et augmente progressivement à mesure que la vitesse s’accroît, tandis que la fréquence de foulée reste élevée. Il convient de privilégier la production de force horizontale lors de l’accélération, en adoptant une inclinaison vers l’avant, un angle de tibia positif et un temps de contact au sol plus long, afin de garantir des niveaux élevés de production de force (Buchheit et al., 2014).

À mesure que l’athlète s’approche de sa vélocité maximale, la longueur de foulée augmente tandis que la fréquence de foulée diminue légèrement, en raison du passage à une production de force verticale associée à des temps de contact au sol plus courts. L’athlète passe d’une inclinaison vers l’avant pendant l’accélération à une posture droite, avec une mécanique rapide du côté avant, caractérisée par une forte impulsion du genou et un retour rapide de la jambe d’impulsion, afin d’assurer une application efficace de la force et de réduire le freinage (Haugen et al., 2019).