Activité physique pendant la grossesse

Les bienfaits de l’activité physique pendant la grossesse, tant pour la mère que pour le fœtus, sont bien établis (Mottola et al., 2018). Des outils utiles ont été développés pour aider les femmes enceintes, ainsi que les équipes qui les accompagnent, à évaluer de manière clinique l’adéquation et la sécurité de l’exercice et de l’activité physique pendant la grossesse. Le questionnaire Menez une vie plus active pendant la grossesse (SCPE, 2025a) est une liste de contrôle qui permet à une personne de savoir si elle doit aborder certains aspects médicaux de la grossesse avant de reprendre une activité physique ou si elle peut le faire en toute confiance.

Questionnaire Menez une vie plus active pendant la grossesse (SCEP)

Les recommandations canadiennes de 2019 relatives à l’activité physique tout au long de la grossesse (Mottola et al., 2018) ont défini une série de contre-indications absolues et relatives à la pratique d’une activité physique pendant la grossesse (voir le tableau ci-dessous) :

Contre-indications à l’activité physique pendant la grossesse

Toutes les femmes enceintes peuvent pratiquer une activité physique tout au long de leur grossesse, à l’exception de celles qui présentent des contre-indications (énumérées ci-dessous). Les femmes présentant des contre-indications absolues peuvent poursuivre leurs activités quotidiennes habituelles, mais ne doivent pas pratiquer d’activités plus intenses. Les femmes présentant des contre-indications relatives doivent discuter des avantages et des inconvénients d’une activité physique d’intensité modérée à vigoureuse avec leur obstétricien avant de s’y adonner.
Contre-indications absolues : Contre-indications relatives :
  • Rupture des membranes
  • Travail prématuré
  • Saignements vaginaux persistants inexpliqués
  • Placenta prævia après 28 semaines de grossesse
  • Prééclampsie
  • Insuffisance cervicale
  • Retard de croissance intra-utérin
  • Grossesse multiple de haut ordre (par exemple, triplés)
  • Diabète de type 1 non contrôlé
  • Hypertension artérielle non contrôlée
  • Maladie thyroïdienne non contrôlée
  • Autres troubles cardiovasculaires, respiratoires ou systémiques graves
  • Fausses couches à répétition
  • Hypertension gestationnelle
  • Antécédents d’accouchement prématuré spontané
  • Maladie cardiovasculaire ou respiratoire légère/modérée
  • Anémie symptomatique
  • Malnutrition
  • Trouble alimentaire
  • Grossesse gémellaire après la 28e semaine
  • Autres pathologies médicales significatives

Cependant, à mesure que la recherche évolue, certains de ces facteurs sont de moins en moins considérés comme des contre-indications, par exemple les fausses couches ou la grossesse gémellaire. Pour des pathologies telles que l’hypertension gestationnelle, l’activité physique est susceptible de constituer un élément nécessaire de sa prise en charge. Toutefois, il est recommandé de consulter un professionnel de santé obstétrique pour toute question ou inquiétude concernant des facteurs présents qui devraient restreindre ou limiter l’activité d’une personne.

World Rugby recommande la pratique d’exercice à impact modéré à faible pendant la grossesse. Cependant, le rugby n’est pas recommandé pendant la grossesse en raison du risque potentiel de blessure tant pour la mère que pour l’enfant à naître. Des données montrent qu’un traumatisme abdominal contondant présente effectivement un risque de décollement placentaire, de travail prématuré et de rupture utérine (Williams et al., 1990). Les directives relatives à la Santé du joueur de World Rugby en matière d’activité physique pendant la grossesse sont disponibles ici :

Directives relatives à la Santé du joueur de World Rugby sur l’exercice physique pendant la grossesse